« PUZZLE » de Franck THILLIEZ

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Un délice de réflexion et d’angoisse.

Ce roman a été écrit pour moi : il rassemble tout ce que j’aime.

Une « chasse au trésor » hors norme réservée à l’élite, un groupe de 8 personnes enfermé dans un lieu à l’écart de tout – et quel lieu – un hôpital psychiatrique abandonné. Et tout ça en pleine tempête de neige. Bref, il avait tout pour me plaire et il m’a plus que plu. Je me suis littéralement régalée et je l’ai dévoré.

Durant toute la lecture, on réfléchit et on analyse les situations vécues par le héros. On essaie de comprendre ce qu’il se passe et pourquoi cette chasse au trésor semble avoir été mise en place uniquement pour lui soutirer des informations sur les travaux de recherche sur la mémoire de ses parents et quel est le lien avec Lucas Chardon, meurtrier psychopathe, ayant tué 8 personnes 1 an  plutôt ?

Au fil des pages on commence à comprendre et à relier toutes les informations entre elles mais la fin nous laisse quelque peu sans voix.

Un thriller psychologique intense qui  nous fait vivre du paranormal, qui n’en est pas, dans une réalité bien présente.

Franck Thilliez est devenu pour moi un auteur incontournable et je vais avoir du mal à retrouver un thriller qui m’emportera autant que celui-là.

Je vous le conseil vivement (petite note d’humour : surtout aux lecteurs aimant comme moi les jeux d’objets cachés glauques se déroulants dans des hôpitaux psychiatriques et ayant adorés » les 10 petits nègres », d’Agatha Christie grâce à l’ambiance qu’il dégage, même s’il n’a rien à voir avec le roman dont nous parlons, si ce n’est enfermement de plusieurs personnes qui disparaissent les unes après les autres).

Bonne lecture

Delphine

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« La nuit de l’Ogre » de Patrick Bauwen

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Patrick Bauwen, je ne sais plus quoi écrire sur vos romans. J’ai l’impression de me répéter : tout est tout le temps parfait… Je vais finir par me contenter d’un seul mot : EXCELLENT !

Allez, je vais faire un petit effort pour en écrire un peu plus…

Le 24 mars 2017 dans ma critique de « Seul à savoir » j’écrivais « Il y a des auteurs – ils sont rares – qui ne me déçoivent jamais, Patrick Bauwen en fait partie ».

Je peux vous dire aujourd’hui, après avoir lu « La Nuit de l’Ogre », qu’il n’a pas failli.

Cette suite au jour du chien peut être lue indépendamment mais je vous conseille tout de même, afin de comprendre quelques petits détails, de le lire avant.

Résumé Editeur :

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

 

Nous voilà repartis avec le docteur Chris Kovac dans une aventure aussi palpitante que dangereuse. Ce médecin a le don de s’attirer des ennuis, mais je ne m’en lasse pas.

Jeune fille disparue, cadavres, têtes coupées conservées dans du formol, rat qui grignotent de la chaire humaine, photos post-mortem, confréries d’étudiants… Tout est réuni pour nous offrir une histoire glaçante, mais pas seulement. L’intrigue est construite à la perfection. Aucune fausse note dans le déroulement des faits.  Aucun personnage superflu : ils sont bien étudiés et ont tous parfaitement leur place dans ce puzzle machiavélique.

Une nouvelle fois, Patrick Bauwen ne laisse rien au hasard, tout s’emboîte parfaitement et les chapitres défilent sans nous laisser le temps de poser le livre.

On sent au travers de ses écrits le plaisir que prend l’auteur à nous faire voyager avec ses personnages parmi les lieux de l’intrigue, ne manquant pas une nouvelle fois de nous faire traverser l’Atlantique.

« Le jour du Chien » avait déjà fait son effet l’année dernière, mais avec « La Nuit de l’Ogre » il se surpasse et nous offre une intrigue encore plus palpitante et sombre.

Voilà de nombreuse années que je dévore des Thrillers et je peux dire aujourd’hui que Patrick Bauwen devient une référence dans le genre.

Seule déception : un an de patience, quelques heures de lecture et me voilà de nouveau dans l’attente du prochain.

Je me répète à chaque chronique, mais merci M. BAUWEN pour votre confiance et cet excellent moment de lecture.

Merci aussi au Éditions Albin Michel pour leur confiance.

 

« Annabelle Chronique d’une Non-Morte » d’Isabelle HAURY

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J’ai croisé pour la première fois Isabelle HAURY au salon du livre féminin d’Hagondange il y a un peu plus d’un an… Mon fils Nathan a depuis lu tous ces romans. Lorsqu’il m’a dit du haut de ses 9 ans « Maman je veux lire Annabelle d’Isabelle HAURY », j’ai préféré vérifier de quoi il retournait avant de lui mettre entre les mains (Et c’était aussi la bonne excuse pour me décider à lire l’auteure préférée de Bibou).

Résumé éditeur :« Je m’appelle Annabelle et j’ai vu mon dernier coucher de soleil en 1813. En plus de perdre tous ceux que j’aimais, j’ai perdu mon humanité. L’immortalité, voilà ce que j’ai trouvé ! Alléchante pour certains, elle cache en réalité un univers dont je n’avais même pas soupçonné l’existence. Soif de sang, secrets et ténèbres, voilà l’existence d’une non-morte. »

Comme vous l’aurez compris nous voyageons ici dans le monde des vampires. Certains diront qu’actuellement les vampires on en a à toutes les sauces. Ce n’est pas faut ! Sauf que là Isabelle Haury nous l’amène d’une façon bien différente. Elle n’est pas tombée dans les clichés vampiriques que l’on nous met à toutes les sauces. Oubliez l’ail, les cercueils et les chauves-souris (enfin presque), les châteaux en haut des collines et les vampires transis d’amour.

L’histoire se met en place sans attendre, nous plongeant directement dans la nouvelle vie, pardon non-vie, d’Annabelle. Elle va découvrir un monde totalement inconnu qu’elle ne soupçonnait pas durant son vivant, et va devoir se plier aux règles qui le régissent.

Isabelle Haury nous fait voyager dans un monde de ténèbres où se côtoient bons et mauvais vampires mais aussi sorcières et animaux de la nuit. Les apparences y sont trompeuses, les secrets bien présents et les tromperies et révélations ne manquent pas. Et pour ceux qui aiment ce liquide chaud et rouge qui coule dans nos veines : des passages et un premier final sanguinolent à souhait.

Alors oui, comme j’ai pu le lire dans une ou deux critiques, l’histoire pourrait être un peu plus approfondie avec plus de détail et de détour. Mais j’ai bien aimé ce style « épuré » : le récit est efficace, l’écriture fluide et les actions s’enchainent sans perte de temps et descriptions inutiles.

Isabelle Haury nous embarque sans détour dans l’histoire d’Annabelle.

J’ai tout particulièrement aimé la fin qui en fait est un commencement (ceux qui liront ce roman, comprendront).

En bref, un bon moment de lecture dans un monde sombre, plein d’entraide et de rivalité.

Merci Isabelle pour votre confiance et cette agréable lecture.

« Ubiquity » de Lionel Behra

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Excellent !

Pour la petite histoire :

J’ai rencontré Lionel Behra au Salon du polar « Seille de Crime » en novembre dernier, mais il a fallu faire un choix sur mes acquisitions du jour et il n’a pas fait partie de la petite pile de romans achetés ce jour-là.

Quelle joie de voir qu’il était présent au Festival du livre à Metz. Il a en plus pris la peine de décaler sa pause déjeuner, le vendredi, pour attendre mon arrivée car je n’étais pas certaine de pouvoir repasser durant le week-end.

4ème de couverture :

« Il est là. Tout près. Il m’épie, me menace… Il sait tout de moi, même mes secrets inavouables. Il veut se venger et s’en prend à mes proches. La police commence à me suspecter car toutes les preuves semblent me désigner. Elles sont si irréfutables que je commence moi-même à douter. Et si les flics avaient raison ? Et si, finalement, cet homme … c’était moi ? »

Mon avis :

Une lettre découverte sur sa table de chevet et Brian va voir son quotidien sombrer dans l’horreur. Les drames se produisent et lorsque tout semble l’accuser il ne peut que se rendre à l’évidence : il est l’auteur de tous ces faits. Mais pourquoi ? comment ? Est-il schizophrène ? Le don d’ubiquité existe-il réellement ? Et est-ce vraiment lui ? Beaucoup de questions auxquelles il devra trouver réponse avec ou sans l’aide de ses amis et de sa famille.

Lionel Behra nous entraîne dans une fascinante aventure. Alternant les chapitres entre les pensées de l’harceleur et le déroulement de l’histoire. Je pense que l’auteur nous laisse volontairement entrevoir, dès le milieu du roman, une partie du dénouement. Mais cela ne gâche en rien la lecture, au contraire on se pose encore plus de questions et l’on doute sur toute la durée de l’histoire.

Voilà un roman que j’ai eu beaucoup de mal à poser. Je ne l’ai d’ailleurs refermé qu’une seule fois durant toute la lecture.

L’écriture de Lionel Behra est propre et fluide. Le sujet plutôt intéressant et la chute surprenante de non conformisme m’a quelque peu déroutée (j’aimerais vous en parler un peu plus mais je serais malheureusement obligé de spoiler, je vais donc m’abstenir).

Les personnages sont bien travaillés et ont tous parfaitement leur place. Quelques notes d’humour par-ci par-là qui ne gâchent rien.

Vous l’aurez compris, un thriller à côté duquel il ne faut pas passer !

Voilà un auteur que je voulais absolument lire ! C’est chose faite et je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin.

Merci Lionel Behra pour ce bon moment passé avec vos lignes et pour votre sympathie. Il me tarde de lire le suivant.

Bonne lecture

Delphine

Elle(S) de Céline De Rosa

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Roman en lice pour  le Prix des Auteurs Inconnus

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Magnifique roman !

Elle était passionnée, pleine d’ambition.

Elle voulait faire sa thèse en sociologie, espérait un jour être publiée.

Mais voilà, sa vie à pris une autre route. Elle est tombée amoureuse d’un homme tout aussi ambitieux qu’elle, puis elle est devenue mère. Elle a tout abandonné pour s’occuper de son premier enfant et a suivi l’homme de sa vie de l’autre côté de l’Atlantique pour qu’il puisse accéder à la réussite professionnelle dont il rêve.

Le titre du roman colle parfaitement avec son contenu : « Elle » pour Elle qui va nous raconter son histoire, sa lente et douloureuse chute dans le désespoir et l’effacement de soi ; « Elle(s) » pour toutes ces femmes qui se retrouvent dans la même détresse qu’elle.

Céline De Rosa nous dépeint de manière exceptionnelle la façon dont cette mère au foyer va totalement s’abandonner et s’oublier pour le bien être de sa famille. Et cela ne sera pas sans conséquence. Elle va se couper du monde, fuir son entourage et totalement se renfermer sur elle-même déplorant le peu d’importance qu’elle peut avoir pour les gens qu’elle aime.

Un roman dans lequel nous alternons entre la conversation de cette femme avec sa psy et le récit de son histoire. Un récit très réaliste et totalement prenant avec une ambiance que j’ai trouvé plutôt sombre mais qui donne tout son « charme » à cette histoire. Les chapitres s’enchaînent et m’ont laissée entrevoir une fin dramatique. Mais l’est-elle vraiment ?

Céline De Rosa m’a totalement embarquée dans son histoire. Une très belle écriture : fluide et précise. Des sentiments décrits à la perfection. Un sujet dans lequel, je pense, beaucoup de femmes se retrouveront.

Que dire de plus sans révéler l’aboutissement de cette histoire, si ce n’est merci Céline

De Rosa pour ce super moment passé avec vos lignes. Il me tarde de vous lire encore.

Bonne lecture

« L’imagerie » d’Adrien Lioure

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Roman en lice pour  le Prix des Auteurs InconnusLogo chroniqueur


A l’annonce de la mort de sa femme Sophie, et de son fils Max, Alix ne trouve pas le repos et n’arrive pas, malgré l’aide de Dolorius, sa Souffrance, à assouvir sa douleur. Ne froncez pas les sourcils de cette façon : j’ai bien parlé d’une Souffrance. Elle se cache derrière chaque mal et douleur de l’homme. Seule façon de sauver Alix, l’aider à se rendre dans l’imagerie pour retrouver les deux amours de sa vie.

Afin d’exprimer au mieux mon ressenti sur ce roman je vais le diviser en deux parties.

L’une de ces deux parties m’a beaucoup plu. La façon dont l’auteur imagine ce qui se passe une fois que nous ne sommes plus de ce monde est très intéressante et très belle. Les chapitres où nous souffrons, voyageons, perdons et retrouvons espoir avec Alix m’ont transportée dans un cocon plein de douceur malgré la détresse du personnage. On navigue au calme, se laissant transporter par les sentiments parfois contraires de ce mari et père totalement perdu. Les événements s’enchaînent de façon claire et l’on a envie de tout savoir et comprendre. Durant ces chapitres, j’ai eu du mal à poser le roman.

L’autre partie m’a beaucoup moins comblée. Les chapitres décrivant les actes des travailleurs et habitants de l’imagerie ne m’ont pas transportée. Je me suis perdue entre ces Souffrances, Passeuses, Grooms…etc. Les actions s’enchaînent et m’ont laissée perplexe. Je me retrouvais dans des situations sans trop savoir comment j’en été arrivée là, où je me trouvais et ce qui était entrain de se passer. Cela est peut-être dû à un manque de descriptif des lieux ou mon manque d’expérience en science-fiction. Il y a donc eu une bonne partie du roman durant laquelle la lecture fut pour moi un peu ennuyeuse.

Adrien Lioure réussi à nous faire ressentir d’une façon assez exceptionnelle le calme et l’atmosphère toute particulière de certains lieux. La transition entre cette atmosphère calme et le bruit, l’excitation et le flots d’actions des autres chapitres est certainement la raison pour laquelle j’ai beaucoup moins aimé cette partie.

Je reste tout de même sur une impression générale assez positive. Le début et la fin du roman m’ont aidée à oublier la partie qui ne m’a pas plu. L’auteur a une écriture fluide, agréable, une imagination exceptionnelle et sa vision de l’après vie me plaît beaucoup.

Un roman déconcertant plein d’amour et d’entre aide.

Bonne lecture

« Quand les hirondelles me reviennent » de Yann Déjaury

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Première jolie découverte en lice pour  le Prix des Auteurs Inconnus

 


Un très beau roman, je pourrais même dire magnifique roman.

Que fait-il sur ce chemin ? D’où vient-il ? Qui est-il ? Tellement de questions que se pose cet homme qui se retrouve à errer sans savoir qui il est, ni d’où il vient. Il finira par tomber sur Marguerite, drôle de vieille femme qui prétend l’attendre et lui offre gîte et couvert durant une nuit avant de lui donner le chemin à suivre jusqu’au village de Durevent où il trouvera les réponses à ces questions. De belles rencontres l’y attendent : un couple d’agriculteur le logera en échange de son aide sur l’exploitation, et la jeune merveilleuse, mais gravement malade, PommePomme l’aidera à comprendre ce qui lui est arrivé.

Dès les premières lignes Yann Déjaury non plonge dans cette histoire. Julien, prénom que l’homme amnésique choisira d’utiliser, m’a bouleversé dans sa quête d’identité au travers de cet environnement quelque peu irréel.

Quel bon moment de lecture passé avec ce roman. Une écriture fluide, une histoire parfaitement bien pensée et une intrigue très bien ficelée et sans fausse note. Malgré un passage un peu long sur la fin, l’auteur m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière page.

Concernant l’intrigue, j’ai quelque peu compris où voulait en venir Yann Déjaury sans pour autant comprendre le pourquoi du comment. La chute ne m’a pas déçue. Elle est parfaitement bien choisie et il ne pouvait en être autrement.

La couverture, très belle s’adapte, parfaitement à ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture : du calme, de la douceur et beaucoup de plénitude.

En bref un très bon roman, plein de surprises, de douleur, d’amour, de douceur et de réflexion sur la nature humaine. Le tout très bien écrit.

Très difficile de chroniquer plus longtemps sans « spoiler » cette belle histoire.

Je ne peux que vous en recommander la lecture

 

– site officiel du concours : https://www.prixdesauteursinconnus.com

– Page Facebook de l’auteur : https://www.facebook.com/yanndejauryauteur/

« Le Mystère Sherlock » de J.M. ERRE

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Les « dix petits nègres » d’Agatha Christie revisité de façon quelques peu inattendue.

Je voulais absolument lire ce roman car il correspondait à ce que j’aime : un huis clos qui devait être quelque peu angoissant.

L’angoisse, je ne l’ai pas réellement trouvée mais qu’est-ce que je me suis amusée.

Suisse – hôtel Baker Street  – dix universitaires – tous morts.

Que s’est-il passé durant les trois jours où l’hôtel s’est retrouvé coupé du monde par une avalanche ? Pourquoi ces 10 universitaires, rassemblés pour un colloque qui permettra à l’éminent professeur Bobo de désigner le titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne, sont-ils morts et surtout qui les a tués ?

Eh bien je ne m’attendais pas à ça ! Des personnages complètements barrés que l’on pourrait considérer comme des caricatures de stéréotype humain.

Un savant mélange d’humour noir décapant, d’une passion pour Sherlock Holmes -au travers des personnages –  totalement risible, de décès totalement farfelus et beaucoup de méchanceté entre ses universitaires acariâtres m’ont fait passer un moment extrêmement sympathique (et je ne vous parle pas de la marmotte… ! hein, quoi, j’ai dit marmotte… oui , oui marmotte).

L’auteur à une façon bien à lui de nous narrer l’histoire. On passe d’extraits d’un livre sur Sherlock Holmes pour les nuls au récit des événements d’un des protagonistes, le tout entre coupé de quelques notes écrites par les personnages sur leur sentiments et la façon dont ils voient les événements. Les chapitres s’enchaînent et on veut connaître le fin mot de l’histoire.

On terminera par une fin qui peut être surprenante et nous laisse maître de la chute.

En clair, une lecture fraîche relatant pourtant des évènements sordides.

Merci à J.M. ERRE pour ce bon moment de lecture

« Danser, encore » de Julie De Lestrange

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J’ai eu la joie de rencontrer Julie De Lestrange en juin dernier à Saint Maur en Poche et d’acquérir son roman « hier encore c’était l’été ». Un magnifique roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Quelle joie, lorsque qu’en ouvrant ma boîte aux lettre je découvrais « Danser, encore » suite de « Hier encore, c’était l’été ».

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour le lire. On y retrouve tous ces jeunes gens, Alexandre, Sophie, Marco, Anouk…  avec quelques années en plus et les soucis qui accompagnent la vie d’adultes et de parents. L’insouciance s’en est allée mais les liens familiaux, d’amour et d’amitié qui les lient sont toujours bien présents.

L’auteur nous rend témoins une nouvelle fois des turpitudes de la vie de cette bande de copains issus de deux familles amies depuis 3 générations.

Dans ce deuxième opus, quelque peu plus sombre que le premier,  on constate à quel point ils sont tous là les un pour les autres, peu importe les drames, la souffrance et les désaccords, on s’aime et on se soutient. Une ode à la vie à l’amitié et à l’amour.

Ayant eu l’occasion de discuter avec Julie De Lestrange et la suivant sur sa page Facebook, je pense pouvoir  dire que ce roman, ainsi que le premier, lui correspondent tout à fait. C’est une personne qui aime les gens et défend beaucoup de causes dans ses discours : Elle n’hésite pas à aider les personnes en difficultés qu’ils soient SDF, réfugiés…etc . Un moment de partage très agréable qui j’espère ne sera pas le seul.

Merci Julie De Lestrange pour votre confiance et ces bons moments passés avec vos lignes.

Bonne lecture à tous

« Entre les notes » d’Eric BIORET

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Quand un auteur en autoédition me contacte pour me présenter son livre et me proposer de le lire pour en faire une chronique, je ne peux refuser. Souvent je m’en félicite car je fais de belles découvertes.

« Entre les notes » d’Eric Bioret fait partie de ces belles découvertes.

Barthélémy, 50 ans va bientôt se remarier mais une rencontre inopinée va le replonger une trentaine d’années en arrière et faire renaître en lui des sentiments pour Chloé, maintenant malade et en maison de repos, toujours présents mais enfouis au fond de lui. Que lui arrive-t-il ? Quel chemin de sa vie va-t-il décider de suivre ?

Nous voilà plongés dans une très belle histoire pleine d’amour, de sentiments contradictoires, de regrets et de belles mélodies de Jazz.

L’auteur arrive à nous parler d’amour sans tomber dans le cliché romantique-mielleux et il nous entraîne dans une succession de pas de danse au rythme de ce que vivent les personnages. Il décrit tellement bien ces passages musicaux qu’on les perçoit au loin, comme une douce mélodie, durant notre lecture.

On se trouve face à une histoire certainement vécue par bon nombre d’hommes et de femmes : on s’aime, pour une question de bienséance on ne se le dit pas, et on passe à côté de sa vie.  J’ai tiré une petite morale de cette histoire : que ce soit en amour ou pour n’importe quel autre sujet, il faut parfois lâcher prise, ne pas réfléchir et foncer car avec trop de réflexion et de retenue la chance de notre vie peut passer sous nos yeux sans que nous puissions l’attraper et ainsi, finir la tête pleine de regrets.

Merci Eric BIORET pour ces doux moments de lecture, bercés de musique, passés avec vos personnages tellement attachants.

Bonne lecture

« Les douceurs d’Adrien » de Céline Theeuws

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Comme son titre l’indique, je qualifierais ce roman de douceur à lire.

On plonge dans l’univers de Louise, auteur, aux prises avec des tocs compulsifs et incapable de sortir de son appartement ou d’y faire entrer du monde. Arrive sur le pas de sa porte, Adrien, boulanger-pâtissier, qui souhaite rencontrer l’auteur qu’il considère comme sa muse. En effet il crée et revisite des pâtisseries en s’inspirant des romans de Louise.

Cette arrivée inattendue va bouleverser les habitudes de Louise et un dialogue quasi journalier va se faire au travers de la porte. Adrien sauvera-t-il Louise de ses démons ? Qu’est-ce que Louise pourra apporter à Adrien ?

Céline Theeuws nous embarque dans un huis clos plein de douceur. Elle aborde avec finesse et tendresse, mais sans en oublier les difficultés ressenties par les personnes qui en souffrent, les problèmes d’obsessions compulsives. Elle nous régale et nous fait saliver avec des descriptions de pâtisseries très précises et séduisantes (je ne suis pourtant  pas du tout portée sur les gâteaux mais je me suis surprise à avoir envie de mordre dans tous ces délices).

Une écriture recherchée mais très fluide, un style propre et une parfaite utilisation de notre belle langue avec l’utilisation de mots pas toujours connus du grand public, j’ai moi-même enrichie mon vocabulaire (il faut dire que je ne suis pas non plus un dictionnaire sur jambe).

Et pour couronner le tout, Céline Theeuws  nous fait témoins d’un amour naissant dans une situation plus que particulière, et nous montre tout le bonheur que l’entraide humaine peut apporter.

Merci à elle de m’avoir fait confiance en m’envoyant son roman, j’ai réellement beaucoup aimé et je vous le conseil vivement.

Petit mot pour l’auteur : une petite suite ne serait pas de trop…

Bonne lecture

Delphine