« Le jour du Chien » de Patrick BAUWEN

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Présentation de l’éditeur : Chris Kovak, médecin charmeur, s’est retrouvé veuf lorsque sa femme a été sauvagement assassinée trois ans plus tôt. Un soir, alors qu’il rentre chez lui, il assiste à une agression et prend une balle. La scène est filmée par un téléphone portable. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital et qu’il voit la vidéo, il se rend compte que sa femme était là, bien vivante. 

 

 

Certainement l’un des meilleurs romans de Patrick Bauwen !

La réapparition d’une femme décédée, jetée sur les rails du métro trois ans plutôt, un mari dévasté qui cherche à comprendre,  un tueur en série des plus ignobles ; ajoutez à tous ces personnages une visite des profondeurs souterraines de Paris et vous obtiendrez un thriller à vous glacer le sang. Il sera difficile de le fermer en cours de route.

Encore une fois Patrick Bauwen nous régale par son écriture.

Des chapitres rapides qui se suivent à un rythme effréné. Des rebondissements incessants qui vous tiendront en haleine. Un  enchaînement d’événements merveilleusement bien orchestré. Des personnages bien pensés, complexes et attachants et une intrigue « génialissime » qui vous mènera à une fin – je dirais même une double fin – vous laissant, encore une fois, sans voix.

Vous l’aurez compris : un régal à côté duquel il ne faut pas passer.

Sortie prévue le 29/03/2017 : Oui ! oui ! Demain… jetez-vous dessus.

Bonne lecture

Bonus – Définition  de  Patrick BAUWEN : Fascinante personne qui dans son métier sauve des vies mais n’hésite pas à en tuer d’autres de façon plutôt horrible dans ces romans. Excellent paradoxe !!!

« La Fenêtre de Dieu » de Cédric BLONDELOT

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Un petit bijou, un coup de cœur, un roman fabuleux !!!

Vous l’aurez compris, j’ai adoré « la fenêtre de Dieu ».

Le héros, Tolbiac Juillet, nous emmène avec lui du début à la fin dans un tourbillon fantasque : un homme, une histoire, deux vies. L’une réelle et l’autre faisant partie d’une dimension parallèle.

Et oui, chaque jour nous prenons des décisions qui nous permettent d’avancer, de stagner, ou de reculer. Que se passerait-il, si d’un coup nous tournions dans cette rue au lieu de prendre l’autre ? Tolbiac Juillet, va avoir la chance, ou la malchance, d’en faire l’expérience et celle-ci lui permettra peut-être de découvrir qui il est.

Une première partie déroutante, des personnages fabuleux de non conformisme et surtout un personnage principal attachant mais complétement en marge, plein d’humour mais totalement pommé.

Une histoire intense, drôle, et touchante qui m’a embarqué dès les premières lignes. Des heures de lectures, passionnée par les aventures de Tolbiac, et une fin magnifique pleine de surprises.

Je ne peux rien dire d’autre sans spoiler l’histoire, mis à part fortement vous conseiller de vous le procurer auprès de son auteur qui, sur demande, vous l’enverra dédicacé.

Je finirai tout de même par un petit coup de gueule : Cédric BLONDELOT s’est auto édité car il n’a pas trouvé de maison d’édition. Je sais que les goûts ne se discutent pas mais je ne comprends pas. J’ai lu des navets qui ont trouvé preneur. Comment un tel roman, n’a jusque-là, pas réussi à trouver de maison d’édition. J’espère que le bouche à oreille, grâce à la page Facebook au nom du héros créée par l’auteur pour faire connaître son roman, finira par lui ouvrir des portes.

Merci à Cédric de m’avoir contacté pour me présenter son livre. Sans ça je serais, malgré les merveilles que peuvent faire les réseaux sociaux, passée à côté.

Le résumé à lui seul, devrait suffisamment vous interpeller pour avoir envie de lire :

« De l’autre côté de l’Atlantique, à Chicago, une femme meurt dans l’incendie de son appartement.
Deux ans plus tard, le 31 Juillet 1979, rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à Journaux. Alors qu’il chiait sur Le Monde et pissait sur L’humanité, un couple le trouva et l’adopta
Il fut appelé : Tolbiac Juillet. 
Adulte, Tolbiac devient magicien. Ne lui demandez jamais de tour avec des colombes, il les déteste. Quant à son lapin, il n’en a plus. Il l’a bouffé la veille. Mais Tolbiac n’est pas seulement doué pour la prestidigitation, il est aussi un pickpocket de génie. 
Sa vie bascule tandis qu’il fume une cigarette dans les toilettes d’une piscine. Il n’en sortira jamais. 
Aspiré par la cuvette. Oui, aspiré !
L’impensable se produit alors. Dans le monde où il émerge, Tolbiac découvre la vie qu’il aurait eue s’il n’avait pas été abandonné. »

Bonne lecture

Delphine

« PUZZLE » de Franck THILLIEZ

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Un délice de réflexion et d’angoisse.

Ce roman a été écrit pour moi : il rassemble tout ce que j’aime.

Une « chasse au trésor » hors norme réservée à l’élite, un groupe de 8 personnes enfermé dans un lieu à l’écart de tout – et quel lieu – un hôpital psychiatrique abandonné. Et tout ça en pleine tempête de neige. Bref, il avait tout pour me plaire et il m’a plus que plu. Je me suis littéralement régalée et je l’ai dévoré.

Durant toute la lecture, on réfléchit et on analyse les situations vécues par le héros. On essaie de comprendre ce qu’il se passe et pourquoi cette chasse au trésor semble avoir été mise en place uniquement pour lui soutirer des informations sur les travaux de recherche sur la mémoire de ses parents et quel est le lien avec Lucas Chardon, meurtrier psychopathe, ayant tué 8 personnes 1 an  plutôt ?

Au fil des pages on commence à comprendre et à relier toutes les informations entre elles mais la fin nous laisse quelque peu sans voix.

Un thriller psychologique intense qui  nous fait vivre du paranormal, qui n’en est pas, dans une réalité bien présente.

Franck Thilliez est devenu pour moi un auteur incontournable et je vais avoir du mal à retrouver un thriller qui m’emportera autant que celui-là.

Je vous le conseil vivement (petite note d’humour : surtout aux lecteurs aimant comme moi les jeux d’objets cachés glauques se déroulants dans des hôpitaux psychiatriques et ayant adorés » les 10 petits nègres », d’Agatha Christie grâce à l’ambiance qu’il dégage, même s’il n’a rien à voir avec le roman dont nous parlons, si ce n’est enfermement de plusieurs personnes qui disparaissent les unes après les autres).

Bonne lecture

Delphine

« Le tueur intime » de Claire FAVAN

téléchargementRésumé éditeur : « Attention ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Vous allez entrer dans la tête du tueur… et avec Will Edwards vous n’en sortirez pas indemne. On vous aura prévenu ! 

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable.

Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. 

Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. 

Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique. »

Ma critique :

J’ai découvert Claire Favan à Saint Maur en poche grâce à une lectrice rencontrée durant le salon. Curieuse, je me suis donc rendue sur le stand de l’auteur qui m’a tellement bien parlé de son roman « Le tueur intime » qu’il a fini dans mon petit panier déjà bien rempli.

Je ne regrette absolument pas. Ce thriller est incroyable. Claire Favan nous entraîne dans la tête du tueur, Will. On vit avec lui ses douleurs et la montée psychologique qui en découle. Il va, devant nos yeux, devenir petit à petit un redoutable psychopathe. Mais l’auteur ne s’arrête pas là, durant toute l’histoire nous sommes témoins de la montée en puissance du tueur mais aussi de la fragilité psychologique des victimes et de la femme, Sam, à l’origine du premier déclic de violence chez cet homme, sans oublier le point de vue des enquêteurs : leur recherche et leur raisonnement pour trouver et arrêter ce monstre.

Certains trouveront le personnage de Sam,  quelque peu cliché et non réaliste de par ses réactions. Personnellement, je pense que c’est avec elle que l’on voit tout le talent de l’auteur : réussir à construire ce roman avec cette femme impassible qui ne dit rien – il serait tellement plus facile de la faire parler et faciliter l’enquête – et par la même parler de l’horreur que vivent certaines femmes sans jamais oser y mettre fin (ceux qui liront cette histoire comprendront).

Claire Favan nous narre tout ça avec une incroyable maîtrise. Rien n’est laissé au hasard, elle prend son temps, durant plus de six cents pages, sans jamais perdre le fil et le rythme de l’histoire. Le récit est éprouvant, sans jugement et mené d’une main de maître.

Vous me direz ou réside le suspens, base du Thriller, s’il on connaît l’assassin ? Je vous répondrais qu’il est bien présent mais sous une autre forme : le meurtrier va-t-il être arrêté ? Et les dernières pages tiennent en haleine et clôture avec apothéose ce roman.

En bref, un excellent roman avec une véritable qualité d’analyse psychologique.

Merci Claire Favan pour ces heures de lectures palpitantes !

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle GIORDANO

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J’ai eu la chance de rencontrer Raphaëlle GIORDANO durant une rencontre VIP au Salon du Livre Saint Maur en poche. J’ai beaucoup aimé sa vision des choses, son approche de la vie et de ce que l’on en fait. C’est donc tout naturellement que j’ai eu la curiosité et l’envie d’acheter son roman.

Je n’ai pas été déçue.

Camille voit sa vie lui échapper : une relation conflictuelle avec son fils, une vie de couple plutôt effacée et une carrière qui n’est pas celle dont elle rêvait.  Suite à un léger accident de la route elle va rencontrer Claude qui se présente comme routinologue et elle va accepter de suivre son programme et ainsi essayer de reprendre sa vie en main et sortir de sa routine.

Même si je me laisse vite porter par des sentiments négatifs dans des situations stressantes, comme au travail, je reste une personne positive je ne pensais donc pas que ce roman modifierait ma façon de voir les choses. Et pourtant….

Tout est  tellement bien amené par l’auteur que finalement on va se retrouver à suivre une thérapie sans vraiment s’en rendre compte. On sort un peu changé de cette lecture, on voit les choses différemment, on se rend compte qu’il n’est peut-être pas si compliqué de relativiser les petits incidents d’une journée.

Depuis cette lecture je me surprends à sourire plus facilement et plus souvent, et ça me fait un bien fou.

Quelle merveilleuse manière de parler d’une façon de vivre à travers un roman plutôt qu’un livre de psychologie, que je n’aurais, je l’avoue, absolument pas acheté.

Merci Raphaëlle Giordano pour ce sourire beaucoup plus présent sur mon visage et cette nouvelle façon de dédramatiser les petits incidents. Mes journées en sont devenues beaucoup plus légères. Pourvu que ça dure.

Courrez donc vous l’offrir : s’il ne vous faire rien, il ne pourra pas vous faire de mal.

Je termine avec ma nouvelle devise matinale : Positive attitude !

belle journée à vous tous

« Ne la quitte pas des yeux » de Linwood Barcley

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Très bonne surprise !

 

Je ne connaissais pas cet auteur et j’ai découvert ce roman dans une boîte à livre située non loin du club de tennis de mon petit bonhomme.

 

Transporté dès les premières pages j’ai par la suite eu  quelques doutes durant 5 ou 6 chapitres, et au final j’ai été totalement happée par l’intrigue.

Lors d’une sortie dans un parc d’attraction avec sa femme et son fils, David Horwood, journaliste pour une dépêche locale, va devoir faire face à l’enlèvement de son fils et dès celui-ci retrouvé à la disparation de sa femme.

Où est passée Jan ? A-t-elle mis fin à ces jours elle qui se disait dépressive ces dernières semaines ? Au fil des pages David va se voir devenir premier suspect de la disparition de sa femme. Et pour connaître le fin mot de l’histoire et avoir la chance de la sauver, il va devoir mener sa propre enquête.

Celle-ci va le mettre à rude épreuve : que cache Jan et qui est-elle vraiment ?

Il finira par trouver des réponses à toutes ses questions et nous lecteurs vivrons avec lui des moments intenses et pleins d’émotions.

 

Une intrigue très bien ficelée, des personnages attachants et un suspens bien présent font de ce roman une réussite.

 

Un auteur que je ne manquerai pas de relire.

 

« SHARKO » de Franck THILLIEZ

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Je ne le classerais pas parmi les meilleurs de Franck Thilliez.

On retrouve cette fois nos deux héros en bien mauvaise posture. Lucy va passer de « flic » à meurtrière et Franck de « flic » à complice de meurtre.

Cet homme que Lucy a tué, après être entrée chez lui par effraction afin d’obtenir les preuves nécessaires pour rouvrir une enquête qui tenait à cœur son oncle décédé, est-il monstre ou innocent ? Franck et elle vont-ils réussir à cacher leur responsabilité dans ce crime afin de sauver leur famille ?

Vous l’aurez compris, Franck Thilliez, encore une fois n’épargne pas nos deux policiers préférés du 36.

Cette fois il nous entraîne avec lui dans l’univers du sang (ça promet de belles descriptions). Sans surprise, il maîtrise son sujet, nous abreuve d’information et ainsi enrichie encore et toujours notre culture générale.

J’ai trouvé Lucy un peu plus effacée que d’habitude. Sharko, lui toujours aussi torturé, prend les choses en main et mène de front cette enquête tout en faisant le nécessaire pour les couvrir.

Franck Thilliez reste fidèle à ce que l’on attend de lui. Un sujet, des crimes, une intrigue bien imaginée et bien menée, une multitude de détail et d’informations, du « gore », du suspens, bref un très bon roman.

Cependant, et là il n’est question que de mon avis personnel, je l’ai trouvé répétitif. Je m’explique : hormis le sujet qui est nouveau et le fait que nos héros se retrouvent dans une sale posture, j’ai eu la sensation de déjà lu. Le déroulement est toujours le même. Je pense que Franck Thilliez me transporte beaucoup plus avec ses « One shot ». Mais que l’on s’entende bien, ce roman reste excellent (je l’ai tout de même dévoré en 3 petits jours).

A vous fans de Franck Thilliez inutile de vous conseiller de l’acheter je sais que c’est déjà fait et que vous n’avez que faire de mon avis ; aux autres je ne peux que vous recommander de le lire.

Bonne lecture

 

« L’anneau de Moebius » de Franck Thilliez

 

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Excellent ! Une nouvelle fois emballée par Franck Thiliez. Mais où va-t-il chercher tout ça ?

Stéphane Kismet créateur de monstres pour le cinéma est sujet aux visions et rêves prémonitoires depuis des années, mais celles-ci se renforcent et deviennent de plus en plus perturbantes. Pourquoi se voit-il en pleine fuite dans cette voiture avec un mouchoir ensanglanté et en fond sonore la radio qui parle du meurtre d’une petite fille qu’il ne connait pas ? Pourquoi se voit-il en pleine course, les mains en sang dans sa propre maison ? D’où viennent tous ces mots écrits sur les murs le prévenant de ne pas chercher à comprendre ? Tout le monde le croit fou même sa propre femme. Des meurtres horribles, des disparitions, et le voilà parti pour mener sa propre enquête.

Du grande Thilliez encore une fois. On part à la découverte des rêves prémonitoires et des dimensions temporelles.

Un sujet bien difficile  à traiter si l’on ne veut pas perdre le lecteur dans les méandres de l’histoire. Mais l’auteur manie à la perfection cet infini dimensionnel et temporel. Il nous plonge dans cette enquête sans nous perdre un seul instant. Il ne manque pas, comme à son habitude de nous fournir toutes les informations et références nécessaires à la compréhension du thème choisi pour l’histoire.

Un rythme effréné, des questions plein la tête, des envies de réponses pressantes font que vous passerez, avec ce roman, un excellent moment de lecture.

Bonne lecture

Delphine

 « ANNEAU DE MOËBIUS

 Le chemin sur lequel je cours                   

 Ne sera pas le même quand je ferai demi-tour

 J’ai beau le suivre tout droit

 Il me ramène à un autre endroit

 Je tourne en rond mais le ciel change

 Hier j’étais un enfant

 Je suis un homme maintenant

 Le monde est une drôle de chose

 Et la rose parmi les roses

 Ne ressemble pas à une autre rose.

 

Robert DESNOS

La géométrie de Daniel, 1939 »

 

« Juste une ombre » de Karine GIEBEL

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Encore une fois les lignes de Karine GIEBEL nous enveloppent telle une proie, elles fondent sur nous et nous enferment dans un tourbillon d’angoisse et de tension. On retient notre souffle, on s’accroche aux rebondissements, on aime certains personnages, on en déteste d’autres,  on espère, on cri, on pleure. On referme le livre hors d’haleine et on prend plusieurs minutes à s’en remettre.

Bon, vous l’aurez compris : j’ai adoré.

L’auteur nous montre encore une fois sa passion pour le noir et l’angoissant, et son talent pour nous captiver et nous faire frémir.

Dès le début de ce roman j’ai retenu mon souffle et il me semble ne l’avoir repris qu’une fois le livre refermé.  Et je ne vous parle pas des passages ou mon cœur s’est arrêté de battre.

Qu’arrive-t-il à Cloé ? Elle qui a tout pour réussir- la beauté, un job qui lui promet un brillant avenir, un petit ami plus que parfait – pourquoi tout s’écroule, pourquoi personne ne la croit ?

Elle n’a pas rêvé : cette ombre est bien là, partout où elle va, elle entre chez elle la nuit, remplie son frigo, change les objets de place… Malgré son lourd secret, elle n’a jamais été folle, les pieds toujours bien sur terre,  alors pourquoi sa meilleure amie remet ses inquiétudes en question, pourquoi son petit ami la pense folle ? Elle se croyait intouchable,  supérieure aux autres et pourtant ça ne suffira pas.

Elle finira par trouver de l’aide auprès d’un inspecteur qui se souviendra d’une histoire similaire, mais va-t-il réussir à la sauver, à attraper cette ombre… . ?

Un délice d’angoisse !

Merci  Madame GIEBEL pour ce moment de lecture.

Résumé de l’Editeur

« Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Tu commandes ? Apprends l’obéissance.
Tu méprises? Apprends le respect.
Tu veux vivre? Meurs en silence…
»

Ça vous plonge direct dans l’ambiance, n’est-ce pas ? Et bien c’est encore pire que ça.

Bonne lecture

Delphine

 

« Flagrants Délires » Sam Médian (Olivier Damien)

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Un hallucinant tourbillon de délires fantasques !

Vous voulez communiquer avec le héros d’une histoire tout au long d’un roman et donc en faire totalement partie ; vous voulez de l’humour, du sarcasme, des tonnes de jeux de mots, de la folie et que sais-je encore… ?

Alors sans hésitation « Flagrants Délires », qui porte très bien son titre,  est fait pour vous.

Deux enquêtes, un officier de police complètement déjanté,  et vous voilà partis pour quelques heures de lectures rocambolesques qui ne vous rappelleront en rien les styles de romans déjà lus.

J’ai vécu ce roman comme un huis-clos avec Emile Diamen, notre fameux policier. Il narre ces enquêtes tout du long, nous prenant à témoin de sa façon quelque peu marginale de mener à bien ses investigations.  Si le style peut surprendre lorsque l’on n’y est pas habitué on prend au final un malin plaisir à l’écouter (oui, oui j’ai bien dit l’écouter) et se marrer avec lui : je me suis même presque surprise à lui répondre.

Bon, pour être tout à fait honnête ce type est un grand malade (je parle du personnage, pas de l’auteur vous l’aurez compris hein !? Quoi que, il faut tout de même une part de folie pour écrire comme ça…!)

Ici les enquêtes sont finalement placées au second plan : si vous cherchez du suspens passez votre chemin, vous n’en trouverez pas. Par contre, une chose est certaine, vous allez vous marrer.

En bref Olivier Damien, alias Sam Médian, prend un malin plaisir à communiquer avec ses lecteurs à travers ce personnage « Fétiche » que l’on retrouve dans des rôles plus ou moins importants dans plusieurs de ses romans. Il relooke les  règles du polar et nous offre un humour décapant avec un style d’écriture en marge des romans actuels.

Ne pas vous le recommander serait pure stupidité.

Bonne lecture

Interview de Patrick Bauwen

1)      Que représente l’écriture pour vous ?

L’écriture, c’est un voyage. On ferme les yeux, on se concentre, le monde extérieur disparaît, l’univers intérieur s’ouvre, et le voyage commence.

Et si ma vie se déroulait différemment ? Et si j’empruntais une autre route, plutôt que celle-là ? Que se passerait-il si j’ouvrais cette valise découverte au grenier, ou si je descendais au fond de ce tunnel ? Connaît-on réellement sa femme ? Qui vit dans la maison d’en face ? Pourquoi ce jeune homme a-t-il disparu ?

Toutes ces questions, ces expériences humaines, ces mystères, appartiennent à d’autres vies. Pourtant il est possible de les vivre. Peu importe vos soucis, ou la réalité du monde qui vous entoure, on peut toujours se projeter ailleurs. Il suffit d’ouvrir un carnet, de prendre un stylo, et de se laisser aller. Pour moi, l’écriture est une expérience. Quelle aventure vous attend au tournant de la rue ? Moi, j’ai envie d’aller voir.

L’écriture, c’est la liberté.

 

 

2)      Quand écrivez-vous ? Avez-vous des habitudes, un rituel ?

L’idée de l’écriture est enthousiasmante et pleine d’énergie, c’est un voyage fascinant dans lequel j’ai toujours envie de me plonger. Mais le travail de l’écriture… reste un travail. Et personne n’aime travailler. Tout le problème est là.

Pour y arriver, je suis obligé de me mettre une certaine pression. La journée commence donc invariablement par 4 tasses de café et un coca (light, avec caféine), et je monte dans ma tour : c’est comme cela que j’appelle mon bureau. Il est situé à l’étage de ma maison, avec une jolie vue et une sorte de surplomb. Quand je m’y enferme, j’aime bien m’imaginer au sommet d’un donjon inaccessible, même si c’est une vue de l’esprit (non, je n’habite pas au bord du Grand Canyon du Colorado, vous trouveriez certainement mon bureau très banal).

Mon rythme de travail est : le matin, l’après-midi et le soir, cinq jours par semaine, sans horaire fixe, mais avec une obligation de produire. Pas question de me coucher si je n’ai pas progressé dans mon histoire. Mon téléphone demeure débranché durant ces heures, en mode avion. Le monde extérieur disparaît et mon esprit s’ouvre à toutes les idées possibles.

Autour de moi, il y a très peu de distractions dans mon champ visuel. Mon bureau est sobre, rien au mur, une table, un lit (je ne dors pas, je réfléchis, ok ?), une étagère avec quelques bouquins d’écrivains que je vénère (King, John Fante, Bukowski, Virginie Despentes, Djian, auteurs fétiches, j’aime à croire que j’y puise de l’énergie par leur seule proximité), beaucoup de manuels et de documents (rassemblés lors de mes recherches) et mon mac écran XXL avec 4 ou 5 fichiers  ouverts en permanence : « personnages », « lieux », « intrigue de base », « boite à outil » et « idées en vrac ».

Ah, et j’allume aussi la bibliothèque musicale de mon iPhone pour passer discrètement en fond sonore des morceaux qui m’inspirent. Il y a d’ailleurs toujours un morceau fondateur, dans mes romans, généralement cité en début de livre. Leonard Cohen pour Le Jour du Chien, la BO de la série Vikings pour Les Fantômes d’Eden, Keane pour Seul à Savoir, etc.

En revanche, pas de musique lorsque je suis en train d’écrire l’histoire. La phase d’écriture, c’est le black-out total. Je parle souvent tout seul, à voix haute, notamment lors des dialogues. Je vis le truc. Je dois avoir l’air légèrement cinglé. Ne songez même pas à m’approcher, sinon je mords.

 

3)      Que ressentez-vous avant la sortie d’un roman ? Et après, une fois que votre travail d’écriture est terminé et qu’il se retrouve dans toutes les librairies.

Tous les écrivains connaissent cette période difficile qui suit la fin d’un livre, et en général on ne l’aime pas beaucoup. Pourquoi ? C’est très simple : le roman, c’est l’immersion, le contrôle total, l’autisme absolu dans le petit univers dont vous êtes le démiurge. Rien ne peut vous atteindre. Parfois, vous êtes tellement à l’aise que vous n’avez plus envie d’en sortir. Vous écrivez, vous écrivez, les pages s’empilent, et votre éditeur vous appelle pour vous dire : « Hé, Coco, il est temps que ça se termine, là, il faut que tu me le rendes, ton roman ! » Donc Coco termine. Et tout d’un coup … tout vous échappe. Vous n’êtes plus maître de rien. Vous allez être jugé. Corrigé (demandez aux écrivains ce qu’ils pensent de la phase incontournable de correction des épreuves). Jeté en pâture, et apprécié, ou pas.

Horrible, hein ?

Ouais, horrible, horrible.

Certains tentent de se défiler. Ils évitent cette phase en partant en vacances, pile au moment de la sortie (panique chez l’éditeur). D’autres se lancent dans la modification radicale de leur jardin, la reconstruction de leur maison, ils achètent un chien ou deux, bref, tout est bon pour être débordé par d’autres problèmes (ces exemples sont authentiques, ils ont été vécus par des auteurs, n’insistez pas, vous n’aurez pas les noms). La meilleure option serait de se concentrer sur son roman suivant. Mais plus facile à dire qu’à faire…

Heureusement, je suis un être parfaitement équilibré qui vit des émotions simples et maîtrisées. C’est à dire que j’alterne les phases d’exaltation totale avec celles de désespoir absolu, entrecoupées de périodes d’hébétude, le tout ponctué de pianotages frénétiques sur internet et d’engloutissement de pâtisseries. J’appelle cela la Vague. J’en fais l’ascension, je surfe au sommet, je redescends. La pente et les remous sont variables d’un livre à l’autre, mais avec les années, je surfe de mieux en mieux. Et je mange de moins en moins de pâtisseries.

Maitrisé, vous dis-je.

Vous ne me croyez pas ? Pourtant regardez : ne suis-je pas svelte ?

 

4)      Depuis votre premier roman, sentez-vous une évolution ? Votre façon d’écrire a-t-elle changé ?

Ah, j’aimerais tellement croire que je deviens meilleur avec le temps, comme les bons vins ! Mais ce n’est qu’une illusion. La différence, à mon avis, n’est perceptible que de mon côté des pages. J’écris plus vite, et en me posant moins de questions, car il y a un « savoir faire » qui vient avec les années comme dans n’importe quel métier. J’identifie plus facilement les pistes où il ne faut pas s’engager et les fausses bonnes idées. Cependant vous ne voyez probablement pas la différence. En revanche, je me lâche plus facilement, je communique mieux sur la vie intérieure des personnages et leur évolution. C’est un effet secondaire de mon vieillissement. En ce qui concerne les rapports parents / enfants, frères / sœur, homme / femme, etc., on a plus de choses à raconter au fur et à mesure que l’on avance dans la vie, bien sûr. Alors disons que je ne m’améliore pas avec le temps, mais mes personnages, eux, s’améliorent.

 

5)      Sur votre site Internet il y a une partie réservée à votre biographie.  Durant la période du Lycée vous écrivez « Il faut que je me trouve. Il faut que je me construise une personnalité originale. Il faut  que je sois unique, spécial, n’importe quoi, mais différent » j’ai beaucoup aimé ce passage et me suis demandée : pourquoi ce besoin d’être si différent ?

Parce que nous sommes issus de la culture des Gaulois : des barbares hirsutes, qui bondissent dans la bataille une hache à la main, boivent de la bière au tonneau et mordent dans la vie à pleines dents ! Quel est l’intérêt d’être un légionnaire romain sagement au garde-à-vous au milieu du troupeau, hein ? On veut se sentir différent, foncer dans le tas, attraper nos rêves par le col, ou bien mourir au combat ! Qui c’est le héros, Astérix ou Brutus ? Alors, voilà le plan : c’est Astérix ou rien. Ragnar Lothbrok ou rien. Jack Kerouac ou rien. Stephen King ou rien. Peu importe ce qui arrivera, en tout cas, j’aurais essayé, la hache, heu, la plume à la main !

 

6)      Durant ces même années vous gagnez le premier prix d’un concours de nouvelles mais vous ne le dite à la personne et n’osez même pas aller chercher votre prix de peur d’être moqué par vos amis. En quoi cette passion de l’écriture était une « honte » pour vous à cette époque ?

Lorsque j’avais 18 ans, les icônes du moment étaient Tom Cruise, Sylvester Stallone, Mickey Rourke et Arnold Schwarzenegger. Le gars sombre et longiligne qui écrit dans son grenier en lisant du Djian ou du Lovecraft ne faisait pas partie de la liste. Donc, disons qu’afficher la passion de l’écriture n’était pas le meilleur moyen de tomber les filles, hahaha.

 

7)      Toujours sur cette même Biographie vous parlez du décès, un peu inattendu, dans vos bras, de l’un de vos premiers patients. Est-ce pour contrecarrer l’horreur dont vous êtes témoin tous les jours dans votre métier  et pour la banaliser que vous écrivez des Thrillers avec des morts violentes ?

Oui, cette mort en particulier a joué un rôle très important dans ma vie. Je me rends compte qu’elle est présente dans chacun de mes livres, sous une version ou sous une autre. Donc il est probable que je n’en aurais jamais terminé avec ça. C’est l’une de mes pierres fondatrices, comme on dit. Elle voyage avec moi, elle n’est jamais bien loin. Elle donne un petit côté triste aux choses, parfois, et pourtant je l’apprivoise avec le temps, comme une vieille amie. Cette mort-là est ma première visite de la Mort, tout court. Avant, elle n’était qu’une idée. J’avais connu la mort de certains proches, mais pas cette sensation… d’injustice, de violence, d’aléatoire, d’imprévisible, de basculement. Les morts que je décris dans mes thrillers sont souvent violentes, mais elles rappellent qu’il faut chérir le temps présent, créer des petits bonheurs, apprécier les choses simples, car ce temps ne dure pas toujours. Ma phrase la plus emblématique à ce sujet est « Ce n’est pas le temps qui reste, qui compte, mais ce que l’on en fait ». S’il n’y en avait qu’une à retenir de mes bouquins, ce serait celle-là.

 

8) Sur le côté un peu plus personnel : Pourquoi choisir les urgences alors que le désire pour la médecine est venu de l’intérêt que vous portiez « aux choses un peu frontière : phénomènes psychiques, biologie, cerveau » ? Pourquoi pas une spécialisation en neurochirurgie ?

Vous ne croyez pas si bien dire… En fait, j’avais décidé au départ d’être neurologue ou neurochirurgien, justement pour étudier le cerveau et les phénomènes frontière. Dans ma promo, j’étais « le gars qui a fait médecine pour devenir neuro ». Je suis le premier a avoir disséqué un cerveau en cours d’anatomie (gros succès personnel à cette époque, hihi). Mais avec le temps, mon état d’esprit a changé. Je me suis concentré sur le présent et le rythme trépidant, quasi « barbare » des urgences, plutôt que de m’intéresser à ce qui pourrait advenir après la mort. Les phénomènes paranormaux, la vie après la mort, sont des sujets qui m’intéressent moins. Au fond, quelle importance ? Nous sommes coincés ici et maintenant, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Nous avons la chance d’exister un bref instant, autant essayer de donner un sens à cette aventure. Comme le dit la chanson de Matmatah : « N’attendons pas plus tard qu’aujourd’hui pour rafler la mise, et si enfin tout n’est pas noir, ce ne sera que la cerise ».

 

9)      Votre dernier roman « Le jour du Chien » se passe dans les « sous-sols » de Paris. Avez-vous eu l’occasion de les visiter pour vous aider à mieux imaginer le décor ?

Oui, et j’ai adoré ça. Je me suis promené dans tous les lieux que je décris, légalement… ou illégalement. Les balades dans les carrières faisaient – et font toujours – partie des rituels d’initiation des carabins. Et aujourd’hui, les groupes d’exploration urbaine sont devenus très à la mode. Avec quelques bons contacts, on peut se balader n’importe où. J’ai aussi la chance d’avoir quelques amis dans la Maréchaussée qui m’ouvrent des portes interdites. Mais au delà de ça, disons tout simplement que l’exploration des zones interdites fait partie du plaisir de l’écrivain. Emmener le lecteur ailleurs, et y aller soi-même, c’est exaltant !

 

10)    Comment vous est venue cette idée de dérouler l’intrigue dans ce décor ?

J’y pensais depuis longtemps. L’idée d’une aventure qui se déroulerait dans le métro parisien me plaisait beaucoup. Cependant, j’avais besoin d’un angle d’attaque, d’un ou deux personnages pour me procurer le grand frisson. Et un soir, le Chien est apparu. Presque aussitôt, Chris Kovak s’est dressé face à lui. Et j’ai su que ces deux-là allaient danser ensemble…

 

11)    Je pense que la fin de ce dernier roman laisse supposer une suite… Est-elle prévue ?

Il faudrait poser la question au Chien. A-t-il envie d’une autre danse ? Il est là, il nous écoute, il soupire, parfois il grogne et trépigne…

J’ai l’impression qu’il a envie d’aller faire un tour, quelque-part dans les ténèbres, juste sous nos pieds.

Et il s’y trouve peut-être déjà, qui sait ?

Extrait de la Biographie de Patrick Bauwen, un passage que j’aime beaucoup :

 « Mon premier bouquin se termine après un an de furie. Je sais que personne ne m’attend. Qu’il ne faut pas rêver. Qu’il y a un million de raisons pour que ça ne marche pas. Tant pis, je m’accroche à l’essentiel : quel que soit le domaine, c’est 5% de talent, 95% de boulot. Alors je me dis que j’y crois. Je me dis qu’une lectrice à qui je l’ai confié l’a bien aimé. Je me dis que si le prochain feu passe au vert dans dix secondes, c’est sûr, un éditeur en ce bas monde finira par s’intéresser à mon bouquin. D’ailleurs Eminem scande « If you had one shot, one opportunity to seize everything you ever wanted… » dans le haut-parleur de ma voiture.

 Mais tout ça c’est des craques, parce qu’en vérité je suis mort de trouille.

 Alors je place mon manuscrit dans une enveloppe et je l’expédie vers l’inconnu, le cœur battant. Puis je me plonge dans le seul exutoire possible : je démarre un nouveau livre.

 Les semaines défilent. J’ai un vieux T-shirt sur le dos. Un bleu, avec Bob l’Eponge imprimé dessus. C’est stupide. Je l’ai acheté dans un trou perdu, une ville poussiéreuse de l’Ouest américain. C’est une sorte de trophée. Une promesse d’avenir.

 Le rêve d’être publié un jour.

 Le rêve de vous voir parcourir mes pages, une balade à deux, vous et moi, faire un bout de chemin ensemble.

 Je cligne des paupières. Termine ma tasse de café.

 Mes yeux s’ouvrent.

 Et puis soudain vous êtes là. »

 

Personnellement, j’ai Adoré la balade, merci !

« Sans moi » de Marie Desplechin

Sans moi par Desplechin

J’ai fait la connaissance de Marie Desplechin au Festival du livre de Metz lors de son Interview au micro de France Bleu Lorraine. Je l’ai tout d’abord trouvé froide dans ses réponses puis au final elle m’a totalement subjugué. Je l’ai trouvé non conventionnel et sans fioriture : juste elle-même et une franchise qui m’a plu. Bref une personne inconnue avec qui on s’assiérait  volontiers prendre un café pour l’écouter nous parler de sa vision des choses et de la vie. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de lui poser une question (qui concernait surtout mon petit bonhomme), après son interview, et elle a pris le temps d’y répondre avec intérêt.

Vous vous imaginez donc bien que, pleine de curiosité, je me suis précipitée à son stand pour lui acheter un roman. Mon choix s’est arrêté sur « sans moi ». L’histoire d’une mère de deux enfants qui accueil sous son toit une jeune femme totalement abimées par la vie : sans domicile, fille des rues…

Va s’ensuivre un face à face plein de tendresse, acerbe et j’irai même jusqu’à dire tragique.

Marie Desplechin nous dépeint dans ce roman la réalité de la vie, sans fioriture, sans bonne fée… Juste la vie difficile qui peut être vécue par beaucoup de monde. Une vie sans goût, sans joie, juste une vie avec les jours qui passent, se ressemblent. Et ces deux femmes vont se porter, s’entraider, se faire du bien, du mal et tout ça dans une indifférence déconcertante.

N’ayant pas l’habitude de ce genre de roman, j’ai été très surprise de m’y plonger avec autant de facilité. Je me suis laissée porter par ces deux femmes et leur détresse vécue de façon tellement différente par chacune d’entre elle.

Un roman émouvant qui ne m’a pas laissé indifférente.

Bonne lecture

Delphine

« REVER » de Franck Thilliez

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Un chef d’œuvre !

Je vous le conjure, M. THILLIEZ, n’arrêtez jamais d’écrire je n’y survivrais pas…

Ce thriller est un ouragan labyrinthique, une profusion de questionnements et de rebondissements. Comme Abigaël, l’héroïne atteinte de narcolepsie sévère, je me suis demandé  si  je rêvais en le lisant et j’ai plusieurs fois évité de justesse la cataplexie.

Dès l’avant-propos, Franck Thilliez nous embarque avec lui. J’ai eu le malheur de le lire avant d’avoir fini un roman en cours (« 3 jours et une vie » de Pierre Lemaître) et je n’attendais plus qu’une chose : me débarrasser de ce roman, en le finissant, pour pouvoir plonger dans « REVER».

J’ai eu quelques inquiétudes en apprenant que tout au long de cette aventure nous allions osciller entre présent-passé-présent-futur-passé…etc  Mais l’auteur a construit son histoire d’une main de maître et à aucun moment nous ne nous sentons perdus. Tout est parfaitement bien ficelé.

Tous les ingrédients sont réunis : un psychopathe, des enlèvements d’enfants, des policiers, une héroïne qui va subir les pires souffrances psychologiques et un thème bien développé comme le fait Franck Thilliez dans tous ses romans – les maladies du sommeil et plus particulièrement la narcolepsie.

En plus de passer un moment exceptionnel on ferme le livre en ayant enrichie sa culture.

Bien évidemment, je n’oublie  pas de vous parler de ce dénouement et de cette fin extraordinaire, même si je m’attendais à une ou deux choses.

La cerise sur le bouquin : le mot de la fin qui m’a rendu complètement hystérique mais je ne vous en dis pas plus au risque de spolier (ne le lisez pas avant de finir le roman ce serait dommage).

Vivement le 11mai pour la sortie de « Sharko »

Bonne lecture

Résumé ici