J’irais revoir ma Normandie… » d’Olivier DAMIEN

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Un vétéran de 94 ans qui veut participer à la commémoration du 70éme anniversaire du débarquement, une maison de retraire pleine de petits vieux, un flic complètement barré et un voyage vers nos belles côtes Normandes, le tout sur fond de retrouvailles, tendresse et humour.

Malgré quelques longueurs sur le début (il me tardait de voir notre cher M. ALLGOOD quitter les murs de sa dernière demeure), j’ai passé un moment sympathique entourée de tous ces personnages.

Nous allons suivre Martin prêt à tout pour retrouver ses frères d’armes, alors que la maison de retraite dans laquelle il demeure lui refuse l’autorisation de partir. Son chemin semé de chance et de souvenir nous fera passer par des moments de rire, de tristesse et d’émotion.

Je me suis vite attachée à ce personnage pourtant pas forcément sympathique au départ. Il va lui-même découvrir au fil de son aventure a quelle point sa vie n’a finalement pas été ce qu’il aurait voulu qu’elle soit et tous les regrets qui vont avec.

L’auteur, dans certains passages, nous montre l’horreur vécue par ces jeunes soldats lors du D-Day. Même si nous connaissons tous l’histoire ces moments sont toujours aussi prenants.

J’ai aimé aussi, les chapitres décrivant la journée de commémoration : vous comprendrez pourquoi quand vous les lirez.

L’idée de ce roman est née à la suite d’un fait divers : la fugue d’un vétéran britannique, Bernard Jordan, désireux de quitter sa maison de retraite pour se rendre en Normandie. Mais comme le précise l’auteur « Tous les faits racontés ici sont totalement réels, à l’exception de tout ce qui a été inventé. » Déduisez-en ce que vous voulez !

En bref une jolie ode à la vie écrite en hommage à cet homme, qui, comme tant d’autres, a risqué sa vie pour notre pays. Lui a eu la chance de survire d’autres rôdent encore sur nos jolies plages Normandes.

Vous ne devriez pas être déçus.

Merci encore à Olivier DAMIEN, pour sa jolie dédicace. J’aimerais beaucoup qu’il accepte de répondre à quelques questions sous forme d’interview pour nous en dire un peu plus… Cela pourrait faire l’objet d’un autre billet.

Bonne lecture

Delphine

« Le suicidé du périph' » de Bernard BOUDEAU

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Depuis que j’ai créé mon blog, à chaque ouverture d’un roman j’ai toujours une appréhension : « et si je ne l’aime pas, vais-je devoir faire une critique négative ? ». Le travail d’un auteur pour faire naître son histoire est long, difficile et semé d’embuches ; il est donc pour moi compliqué de ne pouvoir en dire du bien. Mais c’est le jeu, je ne peux pas uniquement critiquer les romans que j’ai aimés.

Cette fois ci mon appréhension s’est malheureusement réalisée.

Après lecture du résumé éditeur, j’étais enthousiaste à l’idée d’ouvrir ce roman qui promettait beaucoup d’action sur fond historique : la guerre de Sécession.

J’ai au final été terriblement déçue, et j’avoue que si je ne m’étais pas engagée auprès de la maison d’édition et de Babelio à en faire une critique je ne l’aurais peut-être pas terminé.

Durant cette histoire, nous allons suivre Jean-Pascal GONTIER, qui, pour aider un ami, va user de ses talents d’enquêteur pour comprendre ce qui est arrivé au neveu de cet ami, assassiné avec son voisin de chambre d’hôpital.

Va s’en suivre tout un méli-mélo de situations entre la France et les Etats Unis, où notre héros va être accusé de meurtre. Tout au long des chapitres on passe du héros aux autres personnages acteurs de l’histoire : les gentils, les méchants, les gentils-méchants, les méchants-gentils…

On aurait pu avoir là un très bon roman, plein de suspens et de rebondissements mais malheureusement toute l’histoire est racontée sur un ton monocorde. Il faut patienter jusqu’aux environs de la page 230 pour être happé dans l’histoire. Mais au bout d’une cinquantaine de pages on replonge dans le monocorde et on n’en voit plus la fin : les rebondissements n’en finissent plus mais au lieu de nous faire un effet « waooo » ils génèrent des « pffff » ou des « on n’en finira jamais ».

Je ne donnerais qu’une plume à ce roman qui en plus d’avoir eu un effet soporifique ne m’a rien appris de plus que je ne savais déjà sur la guerre de Sécession et pourtant je suis loin d’être une experte.

Vous pouvez toujours vous y essayer, les goûts en matière de lecture différent d’un lecteur à l’autre.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me donner votre avis si vous le lisez ou l’avez déjà lu.