« Agatha Christie, Le chapitre disparu » de Brigitte Kernel

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Ayant lu la quasi-totalité des romans de la reine du crime dès mon plus jeune âge (le premier étant le fabuleux « Les dix petits nègres » lu quand j’avais une dizaine d’années) vous imaginez bien que quand j’ai eu vent de la dernière sortie de Brigitte Kernel je me suis hâtée de l’acquérir. Et je n’ai pas été déçue.

A l’été 1926, Agatha Christie a disparu durant 11 jours. Un mystère qui n’a jamais été élucidé et dont elle ne parlera pas dans son autobiographie :

« Voilà, le livre est fini. J’ai posé le point final…. Je me sens très mal à l’aise. Mon éditeur va s’en rendre compte… Des pages manquent : ma disparition à l’hiver 1926. Pourtant j’ai bien écrit ce chapitre. Des pages et des pages, presque un livre entier. Mon secret. Ma vie privée. Une semaine et demie qui n’appartient qu’à moi. »

 Brigitte Kernel, a décidé de se glisser dans la peau d’Agatha et d’écrire ce chapitre manquant. Elle va nous faire vivre ces 11 jours durant lesquels le monde croyait Agatha Christie disparue, peut-être même morte…

On se retrouve embarqué avec elle dans une disparition programmée ayant pour but de réveiller l’amour de son mari infidèle. Aidée par son amie Nan, un personnage quelque peu farfelu, elles vont ensemble organiser de toute pièce cette fugue.  S’en suivront des jours de solitude, de rencontre et de réflexion.

Ce roman – une histoire d’amour, de vengeance et de trahison comme le présente l’éditeur – est pour moi un poème plein de douceur, tendresse, amour, humour et tristesse dans lequel j’ai découvert une Agatha Christie en pleine douleur et terriblement touchante mais malgré tout parfois si amusante.

J’ai passé un très bon moment et remercie Brigitte Kernel de m’avoir donné la possibilité de faire « connaissance » avec la reine du Crime qui a bercé ma jeunesse et mon adolescence.

Bonne lecture

« La sénilité de Vladimir P. » de Michael Honig

Dans ce roman, l’auteur nous raconte l’histoire de l’infirmier personnel d’un ancien Président  Russe octogénaire et n’ayant plus toute sa tête.

Nikolaï Ilitch Cheremetiev, infirmier honnête se retrouve confronté aux magouilles et à la corruption de la kyrielle de domestique qui entoure l’ancien Président vingt-quatre heures sur vingt-quatre.   Lorsqu’il va apprendre que son neveu est emprisonné et qu’il lui faut trouver une très grosse somme d’argent pour le délivrer il va se retrouver pris entre deux feux : sa morale et les possibilités malhonnêtes qui s’offrent à lui.

Quelle bonne idée de la part de l’auteur de parler de la corruption qui règne en Russie en inventant un futur dans une comédie à la fois pleine d’humour et quelque peu satirique.

J’ai beaucoup apprécié les deux personnages principaux : un ancien Président devenu sénile qui entretien des conversations du passés avec ses vieux acolytes  et des anciens du KGB , et un infirmier en marge de ce qui se passe autour de lui et totalement dévoué à son client.

Une lecture agréable – avec parfois quelques longueurs – une histoire bien ficelée, mais une fin qui nous laisse quelques questions…

J’étais sceptique lorsque j’ai reçu ce roman et lu le résumé éditeur mais au final j’ai passé un moment agréable.

Bonne lecture