« Sans moi » de Marie Desplechin

Sans moi par Desplechin

J’ai fait la connaissance de Marie Desplechin au Festival du livre de Metz lors de son Interview au micro de France Bleu Lorraine. Je l’ai tout d’abord trouvé froide dans ses réponses puis au final elle m’a totalement subjugué. Je l’ai trouvé non conventionnel et sans fioriture : juste elle-même et une franchise qui m’a plu. Bref une personne inconnue avec qui on s’assiérait  volontiers prendre un café pour l’écouter nous parler de sa vision des choses et de la vie. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de lui poser une question (qui concernait surtout mon petit bonhomme), après son interview, et elle a pris le temps d’y répondre avec intérêt.

Vous vous imaginez donc bien que, pleine de curiosité, je me suis précipitée à son stand pour lui acheter un roman. Mon choix s’est arrêté sur « sans moi ». L’histoire d’une mère de deux enfants qui accueil sous son toit une jeune femme totalement abimées par la vie : sans domicile, fille des rues…

Va s’ensuivre un face à face plein de tendresse, acerbe et j’irai même jusqu’à dire tragique.

Marie Desplechin nous dépeint dans ce roman la réalité de la vie, sans fioriture, sans bonne fée… Juste la vie difficile qui peut être vécue par beaucoup de monde. Une vie sans goût, sans joie, juste une vie avec les jours qui passent, se ressemblent. Et ces deux femmes vont se porter, s’entraider, se faire du bien, du mal et tout ça dans une indifférence déconcertante.

N’ayant pas l’habitude de ce genre de roman, j’ai été très surprise de m’y plonger avec autant de facilité. Je me suis laissée porter par ces deux femmes et leur détresse vécue de façon tellement différente par chacune d’entre elle.

Un roman émouvant qui ne m’a pas laissé indifférente.

Bonne lecture

Delphine

« REVER » de Franck Thilliez

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Un chef d’œuvre !

Je vous le conjure, M. THILLIEZ, n’arrêtez jamais d’écrire je n’y survivrais pas…

Ce thriller est un ouragan labyrinthique, une profusion de questionnements et de rebondissements. Comme Abigaël, l’héroïne atteinte de narcolepsie sévère, je me suis demandé  si  je rêvais en le lisant et j’ai plusieurs fois évité de justesse la cataplexie.

Dès l’avant-propos, Franck Thilliez nous embarque avec lui. J’ai eu le malheur de le lire avant d’avoir fini un roman en cours (« 3 jours et une vie » de Pierre Lemaître) et je n’attendais plus qu’une chose : me débarrasser de ce roman, en le finissant, pour pouvoir plonger dans « REVER».

J’ai eu quelques inquiétudes en apprenant que tout au long de cette aventure nous allions osciller entre présent-passé-présent-futur-passé…etc  Mais l’auteur a construit son histoire d’une main de maître et à aucun moment nous ne nous sentons perdus. Tout est parfaitement bien ficelé.

Tous les ingrédients sont réunis : un psychopathe, des enlèvements d’enfants, des policiers, une héroïne qui va subir les pires souffrances psychologiques et un thème bien développé comme le fait Franck Thilliez dans tous ses romans – les maladies du sommeil et plus particulièrement la narcolepsie.

En plus de passer un moment exceptionnel on ferme le livre en ayant enrichie sa culture.

Bien évidemment, je n’oublie  pas de vous parler de ce dénouement et de cette fin extraordinaire, même si je m’attendais à une ou deux choses.

La cerise sur le bouquin : le mot de la fin qui m’a rendu complètement hystérique mais je ne vous en dis pas plus au risque de spolier (ne le lisez pas avant de finir le roman ce serait dommage).

Vivement le 11mai pour la sortie de « Sharko »

Bonne lecture

Résumé ici