« Ubiquity » de Lionel Behra

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Excellent !

Pour la petite histoire :

J’ai rencontré Lionel Behra au Salon du polar « Seille de Crime » en novembre dernier, mais il a fallu faire un choix sur mes acquisitions du jour et il n’a pas fait partie de la petite pile de romans achetés ce jour-là.

Quelle joie de voir qu’il était présent au Festival du livre à Metz. Il a en plus pris la peine de décaler sa pause déjeuner, le vendredi, pour attendre mon arrivée car je n’étais pas certaine de pouvoir repasser durant le week-end.

4ème de couverture :

« Il est là. Tout près. Il m’épie, me menace… Il sait tout de moi, même mes secrets inavouables. Il veut se venger et s’en prend à mes proches. La police commence à me suspecter car toutes les preuves semblent me désigner. Elles sont si irréfutables que je commence moi-même à douter. Et si les flics avaient raison ? Et si, finalement, cet homme … c’était moi ? »

Mon avis :

Une lettre découverte sur sa table de chevet et Brian va voir son quotidien sombrer dans l’horreur. Les drames se produisent et lorsque tout semble l’accuser il ne peut que se rendre à l’évidence : il est l’auteur de tous ces faits. Mais pourquoi ? comment ? Est-il schizophrène ? Le don d’ubiquité existe-il réellement ? Et est-ce vraiment lui ? Beaucoup de questions auxquelles il devra trouver réponse avec ou sans l’aide de ses amis et de sa famille.

Lionel Behra nous entraîne dans une fascinante aventure. Alternant les chapitres entre les pensées de l’harceleur et le déroulement de l’histoire. Je pense que l’auteur nous laisse volontairement entrevoir, dès le milieu du roman, une partie du dénouement. Mais cela ne gâche en rien la lecture, au contraire on se pose encore plus de questions et l’on doute sur toute la durée de l’histoire.

Voilà un roman que j’ai eu beaucoup de mal à poser. Je ne l’ai d’ailleurs refermé qu’une seule fois durant toute la lecture.

L’écriture de Lionel Behra est propre et fluide. Le sujet plutôt intéressant et la chute surprenante de non conformisme m’a quelque peu déroutée (j’aimerais vous en parler un peu plus mais je serais malheureusement obligé de spoiler, je vais donc m’abstenir).

Les personnages sont bien travaillés et ont tous parfaitement leur place. Quelques notes d’humour par-ci par-là qui ne gâchent rien.

Vous l’aurez compris, un thriller à côté duquel il ne faut pas passer !

Voilà un auteur que je voulais absolument lire ! C’est chose faite et je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin.

Merci Lionel Behra pour ce bon moment passé avec vos lignes et pour votre sympathie. Il me tarde de lire le suivant.

Bonne lecture

Delphine

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Elle(S) de Céline De Rosa

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Roman en lice pour  le Prix des Auteurs Inconnus

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Magnifique roman !

Elle était passionnée, pleine d’ambition.

Elle voulait faire sa thèse en sociologie, espérait un jour être publiée.

Mais voilà, sa vie à pris une autre route. Elle est tombée amoureuse d’un homme tout aussi ambitieux qu’elle, puis elle est devenue mère. Elle a tout abandonné pour s’occuper de son premier enfant et a suivi l’homme de sa vie de l’autre côté de l’Atlantique pour qu’il puisse accéder à la réussite professionnelle dont il rêve.

Le titre du roman colle parfaitement avec son contenu : « Elle » pour Elle qui va nous raconter son histoire, sa lente et douloureuse chute dans le désespoir et l’effacement de soi ; « Elle(s) » pour toutes ces femmes qui se retrouvent dans la même détresse qu’elle.

Céline De Rosa nous dépeint de manière exceptionnelle la façon dont cette mère au foyer va totalement s’abandonner et s’oublier pour le bien être de sa famille. Et cela ne sera pas sans conséquence. Elle va se couper du monde, fuir son entourage et totalement se renfermer sur elle-même déplorant le peu d’importance qu’elle peut avoir pour les gens qu’elle aime.

Un roman dans lequel nous alternons entre la conversation de cette femme avec sa psy et le récit de son histoire. Un récit très réaliste et totalement prenant avec une ambiance que j’ai trouvé plutôt sombre mais qui donne tout son « charme » à cette histoire. Les chapitres s’enchaînent et m’ont laissée entrevoir une fin dramatique. Mais l’est-elle vraiment ?

Céline De Rosa m’a totalement embarquée dans son histoire. Une très belle écriture : fluide et précise. Des sentiments décrits à la perfection. Un sujet dans lequel, je pense, beaucoup de femmes se retrouveront.

Que dire de plus sans révéler l’aboutissement de cette histoire, si ce n’est merci Céline

De Rosa pour ce super moment passé avec vos lignes. Il me tarde de vous lire encore.

Bonne lecture

« L’imagerie » d’Adrien Lioure

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Roman en lice pour  le Prix des Auteurs InconnusLogo chroniqueur


A l’annonce de la mort de sa femme Sophie, et de son fils Max, Alix ne trouve pas le repos et n’arrive pas, malgré l’aide de Dolorius, sa Souffrance, à assouvir sa douleur. Ne froncez pas les sourcils de cette façon : j’ai bien parlé d’une Souffrance. Elle se cache derrière chaque mal et douleur de l’homme. Seule façon de sauver Alix, l’aider à se rendre dans l’imagerie pour retrouver les deux amours de sa vie.

Afin d’exprimer au mieux mon ressenti sur ce roman je vais le diviser en deux parties.

L’une de ces deux parties m’a beaucoup plu. La façon dont l’auteur imagine ce qui se passe une fois que nous ne sommes plus de ce monde est très intéressante et très belle. Les chapitres où nous souffrons, voyageons, perdons et retrouvons espoir avec Alix m’ont transportée dans un cocon plein de douceur malgré la détresse du personnage. On navigue au calme, se laissant transporter par les sentiments parfois contraires de ce mari et père totalement perdu. Les événements s’enchaînent de façon claire et l’on a envie de tout savoir et comprendre. Durant ces chapitres, j’ai eu du mal à poser le roman.

L’autre partie m’a beaucoup moins comblée. Les chapitres décrivant les actes des travailleurs et habitants de l’imagerie ne m’ont pas transportée. Je me suis perdue entre ces Souffrances, Passeuses, Grooms…etc. Les actions s’enchaînent et m’ont laissée perplexe. Je me retrouvais dans des situations sans trop savoir comment j’en été arrivée là, où je me trouvais et ce qui était entrain de se passer. Cela est peut-être dû à un manque de descriptif des lieux ou mon manque d’expérience en science-fiction. Il y a donc eu une bonne partie du roman durant laquelle la lecture fut pour moi un peu ennuyeuse.

Adrien Lioure réussi à nous faire ressentir d’une façon assez exceptionnelle le calme et l’atmosphère toute particulière de certains lieux. La transition entre cette atmosphère calme et le bruit, l’excitation et le flots d’actions des autres chapitres est certainement la raison pour laquelle j’ai beaucoup moins aimé cette partie.

Je reste tout de même sur une impression générale assez positive. Le début et la fin du roman m’ont aidée à oublier la partie qui ne m’a pas plu. L’auteur a une écriture fluide, agréable, une imagination exceptionnelle et sa vision de l’après vie me plaît beaucoup.

Un roman déconcertant plein d’amour et d’entre aide.

Bonne lecture

« Le Mystère Sherlock » de J.M. ERRE

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Les « dix petits nègres » d’Agatha Christie revisité de façon quelques peu inattendue.

Je voulais absolument lire ce roman car il correspondait à ce que j’aime : un huis clos qui devait être quelque peu angoissant.

L’angoisse, je ne l’ai pas réellement trouvée mais qu’est-ce que je me suis amusée.

Suisse – hôtel Baker Street  – dix universitaires – tous morts.

Que s’est-il passé durant les trois jours où l’hôtel s’est retrouvé coupé du monde par une avalanche ? Pourquoi ces 10 universitaires, rassemblés pour un colloque qui permettra à l’éminent professeur Bobo de désigner le titulaire de la toute première chaire d’holmésologie de la Sorbonne, sont-ils morts et surtout qui les a tués ?

Eh bien je ne m’attendais pas à ça ! Des personnages complètements barrés que l’on pourrait considérer comme des caricatures de stéréotype humain.

Un savant mélange d’humour noir décapant, d’une passion pour Sherlock Holmes -au travers des personnages –  totalement risible, de décès totalement farfelus et beaucoup de méchanceté entre ses universitaires acariâtres m’ont fait passer un moment extrêmement sympathique (et je ne vous parle pas de la marmotte… ! hein, quoi, j’ai dit marmotte… oui , oui marmotte).

L’auteur à une façon bien à lui de nous narrer l’histoire. On passe d’extraits d’un livre sur Sherlock Holmes pour les nuls au récit des événements d’un des protagonistes, le tout entre coupé de quelques notes écrites par les personnages sur leur sentiments et la façon dont ils voient les événements. Les chapitres s’enchaînent et on veut connaître le fin mot de l’histoire.

On terminera par une fin qui peut être surprenante et nous laisse maître de la chute.

En clair, une lecture fraîche relatant pourtant des évènements sordides.

Merci à J.M. ERRE pour ce bon moment de lecture

« Danser, encore » de Julie De Lestrange

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J’ai eu la joie de rencontrer Julie De Lestrange en juin dernier à Saint Maur en Poche et d’acquérir son roman « hier encore c’était l’été ». Un magnifique roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Quelle joie, lorsque qu’en ouvrant ma boîte aux lettre je découvrais « Danser, encore » suite de « Hier encore, c’était l’été ».

Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour le lire. On y retrouve tous ces jeunes gens, Alexandre, Sophie, Marco, Anouk…  avec quelques années en plus et les soucis qui accompagnent la vie d’adultes et de parents. L’insouciance s’en est allée mais les liens familiaux, d’amour et d’amitié qui les lient sont toujours bien présents.

L’auteur nous rend témoins une nouvelle fois des turpitudes de la vie de cette bande de copains issus de deux familles amies depuis 3 générations.

Dans ce deuxième opus, quelque peu plus sombre que le premier,  on constate à quel point ils sont tous là les un pour les autres, peu importe les drames, la souffrance et les désaccords, on s’aime et on se soutient. Une ode à la vie à l’amitié et à l’amour.

Ayant eu l’occasion de discuter avec Julie De Lestrange et la suivant sur sa page Facebook, je pense pouvoir  dire que ce roman, ainsi que le premier, lui correspondent tout à fait. C’est une personne qui aime les gens et défend beaucoup de causes dans ses discours : Elle n’hésite pas à aider les personnes en difficultés qu’ils soient SDF, réfugiés…etc . Un moment de partage très agréable qui j’espère ne sera pas le seul.

Merci Julie De Lestrange pour votre confiance et ces bons moments passés avec vos lignes.

Bonne lecture à tous

« Entre les notes » d’Eric BIORET

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Quand un auteur en autoédition me contacte pour me présenter son livre et me proposer de le lire pour en faire une chronique, je ne peux refuser. Souvent je m’en félicite car je fais de belles découvertes.

« Entre les notes » d’Eric Bioret fait partie de ces belles découvertes.

Barthélémy, 50 ans va bientôt se remarier mais une rencontre inopinée va le replonger une trentaine d’années en arrière et faire renaître en lui des sentiments pour Chloé, maintenant malade et en maison de repos, toujours présents mais enfouis au fond de lui. Que lui arrive-t-il ? Quel chemin de sa vie va-t-il décider de suivre ?

Nous voilà plongés dans une très belle histoire pleine d’amour, de sentiments contradictoires, de regrets et de belles mélodies de Jazz.

L’auteur arrive à nous parler d’amour sans tomber dans le cliché romantique-mielleux et il nous entraîne dans une succession de pas de danse au rythme de ce que vivent les personnages. Il décrit tellement bien ces passages musicaux qu’on les perçoit au loin, comme une douce mélodie, durant notre lecture.

On se trouve face à une histoire certainement vécue par bon nombre d’hommes et de femmes : on s’aime, pour une question de bienséance on ne se le dit pas, et on passe à côté de sa vie.  J’ai tiré une petite morale de cette histoire : que ce soit en amour ou pour n’importe quel autre sujet, il faut parfois lâcher prise, ne pas réfléchir et foncer car avec trop de réflexion et de retenue la chance de notre vie peut passer sous nos yeux sans que nous puissions l’attraper et ainsi, finir la tête pleine de regrets.

Merci Eric BIORET pour ces doux moments de lecture, bercés de musique, passés avec vos personnages tellement attachants.

Bonne lecture

« Les douceurs d’Adrien » de Céline Theeuws

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Comme son titre l’indique, je qualifierais ce roman de douceur à lire.

On plonge dans l’univers de Louise, auteur, aux prises avec des tocs compulsifs et incapable de sortir de son appartement ou d’y faire entrer du monde. Arrive sur le pas de sa porte, Adrien, boulanger-pâtissier, qui souhaite rencontrer l’auteur qu’il considère comme sa muse. En effet il crée et revisite des pâtisseries en s’inspirant des romans de Louise.

Cette arrivée inattendue va bouleverser les habitudes de Louise et un dialogue quasi journalier va se faire au travers de la porte. Adrien sauvera-t-il Louise de ses démons ? Qu’est-ce que Louise pourra apporter à Adrien ?

Céline Theeuws nous embarque dans un huis clos plein de douceur. Elle aborde avec finesse et tendresse, mais sans en oublier les difficultés ressenties par les personnes qui en souffrent, les problèmes d’obsessions compulsives. Elle nous régale et nous fait saliver avec des descriptions de pâtisseries très précises et séduisantes (je ne suis pourtant  pas du tout portée sur les gâteaux mais je me suis surprise à avoir envie de mordre dans tous ces délices).

Une écriture recherchée mais très fluide, un style propre et une parfaite utilisation de notre belle langue avec l’utilisation de mots pas toujours connus du grand public, j’ai moi-même enrichie mon vocabulaire (il faut dire que je ne suis pas non plus un dictionnaire sur jambe).

Et pour couronner le tout, Céline Theeuws  nous fait témoins d’un amour naissant dans une situation plus que particulière, et nous montre tout le bonheur que l’entraide humaine peut apporter.

Merci à elle de m’avoir fait confiance en m’envoyant son roman, j’ai réellement beaucoup aimé et je vous le conseil vivement.

Petit mot pour l’auteur : une petite suite ne serait pas de trop…

Bonne lecture

Delphine

« 1945 mémoires d’Enfants » d’Isabelle Haury

Voilà enfin le Billet de Bibou (pour ceux qui ne savent c’est mon petit bonhomme de 9ans) sur « 1945 Mémoires d’Enfant » d’Isabelle Haury.

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Résumé de la 4ème de couverture :

« 1939-1945.

La Deuxième Guerre mondiale s’abat sur le monde. La France est au cœur d’un terrible conflit.

Pendant que les armées et les peuples se déchirent, les enfants tentent de grandir.

De la Moselle annexée à la Normandie occupée, revivez ces longues années au travers du regard innocent de Robert et Gisèle.

Pour eux, la vie commençait… »

J’ai eu la chance de rencontrer Isabelle Haury au Festival du Livre de Metz et mon papy m’a offert son livre « 1945 Mémoires d’Enfants ».

Ce roman raconte l’histoire de deux enfants qui ont vécu la 2ème guerre mondiale à leur manière.

Robert avait 4 ans en 1945 et il a subi les privations, la peur des bombardements à cause des Allemands en Alsace.

Giselle elle vivait en Normandie, elle avait 12 ans en 1945. Elle est partie avec ses parents et tout le village pour échapper aux Allemands et elle a aussi vécu le débarquement des Alliés.

Isabelle Haury raconte deux histoires dans ce même roman à travers les yeux de deux enfants, ayant réellement existé.

J’ai appris des choses sur la deuxième guerre mondiale : la façon dont ces deux enfants ont vécu cette guerre et des faits historiques dont l’auteur n’a pas oublié de parler.

Je me suis très vite attaché aux personnages et j’ai adoré ce livre.

Ce qui serait génial c’est de recevoir Isabelle Haury dans ma classe de CM2 pour qu’elle puisse nous en parler et le faire découvrir à mes copains. Enfin si maîtresse est d’accord.

Nathan

 

« Le tueur intime » de Claire FAVAN

téléchargementRésumé éditeur : « Attention ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Vous allez entrer dans la tête du tueur… et avec Will Edwards vous n’en sortirez pas indemne. On vous aura prévenu ! 

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable.

Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. 

Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise. 

Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique. »

Ma critique :

J’ai découvert Claire Favan à Saint Maur en poche grâce à une lectrice rencontrée durant le salon. Curieuse, je me suis donc rendue sur le stand de l’auteur qui m’a tellement bien parlé de son roman « Le tueur intime » qu’il a fini dans mon petit panier déjà bien rempli.

Je ne regrette absolument pas. Ce thriller est incroyable. Claire Favan nous entraîne dans la tête du tueur, Will. On vit avec lui ses douleurs et la montée psychologique qui en découle. Il va, devant nos yeux, devenir petit à petit un redoutable psychopathe. Mais l’auteur ne s’arrête pas là, durant toute l’histoire nous sommes témoins de la montée en puissance du tueur mais aussi de la fragilité psychologique des victimes et de la femme, Sam, à l’origine du premier déclic de violence chez cet homme, sans oublier le point de vue des enquêteurs : leur recherche et leur raisonnement pour trouver et arrêter ce monstre.

Certains trouveront le personnage de Sam,  quelque peu cliché et non réaliste de par ses réactions. Personnellement, je pense que c’est avec elle que l’on voit tout le talent de l’auteur : réussir à construire ce roman avec cette femme impassible qui ne dit rien – il serait tellement plus facile de la faire parler et faciliter l’enquête – et par la même parler de l’horreur que vivent certaines femmes sans jamais oser y mettre fin (ceux qui liront cette histoire comprendront).

Claire Favan nous narre tout ça avec une incroyable maîtrise. Rien n’est laissé au hasard, elle prend son temps, durant plus de six cents pages, sans jamais perdre le fil et le rythme de l’histoire. Le récit est éprouvant, sans jugement et mené d’une main de maître.

Vous me direz ou réside le suspens, base du Thriller, s’il on connaît l’assassin ? Je vous répondrais qu’il est bien présent mais sous une autre forme : le meurtrier va-t-il être arrêté ? Et les dernières pages tiennent en haleine et clôture avec apothéose ce roman.

En bref, un excellent roman avec une véritable qualité d’analyse psychologique.

Merci Claire Favan pour ces heures de lectures palpitantes !

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle GIORDANO

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J’ai eu la chance de rencontrer Raphaëlle GIORDANO durant une rencontre VIP au Salon du Livre Saint Maur en poche. J’ai beaucoup aimé sa vision des choses, son approche de la vie et de ce que l’on en fait. C’est donc tout naturellement que j’ai eu la curiosité et l’envie d’acheter son roman.

Je n’ai pas été déçue.

Camille voit sa vie lui échapper : une relation conflictuelle avec son fils, une vie de couple plutôt effacée et une carrière qui n’est pas celle dont elle rêvait.  Suite à un léger accident de la route elle va rencontrer Claude qui se présente comme routinologue et elle va accepter de suivre son programme et ainsi essayer de reprendre sa vie en main et sortir de sa routine.

Même si je me laisse vite porter par des sentiments négatifs dans des situations stressantes, comme au travail, je reste une personne positive je ne pensais donc pas que ce roman modifierait ma façon de voir les choses. Et pourtant….

Tout est  tellement bien amené par l’auteur que finalement on va se retrouver à suivre une thérapie sans vraiment s’en rendre compte. On sort un peu changé de cette lecture, on voit les choses différemment, on se rend compte qu’il n’est peut-être pas si compliqué de relativiser les petits incidents d’une journée.

Depuis cette lecture je me surprends à sourire plus facilement et plus souvent, et ça me fait un bien fou.

Quelle merveilleuse manière de parler d’une façon de vivre à travers un roman plutôt qu’un livre de psychologie, que je n’aurais, je l’avoue, absolument pas acheté.

Merci Raphaëlle Giordano pour ce sourire beaucoup plus présent sur mon visage et cette nouvelle façon de dédramatiser les petits incidents. Mes journées en sont devenues beaucoup plus légères. Pourvu que ça dure.

Courrez donc vous l’offrir : s’il ne vous faire rien, il ne pourra pas vous faire de mal.

Je termine avec ma nouvelle devise matinale : Positive attitude !

belle journée à vous tous