Lettre à mon fils

 

Mon cœur,

Aujourd’hui j’ai lu un article qui parle encore d’un de ces fous qui se sont promis de mourir en nous détruisant tous au nom d’un Dieu, d’une religion.

Cet article relatait une phrase de ce fou : « la prochaine fois ce sera une école »…

Je suis restée prostrée devant cette phrase et de nouveau assaillie par mes angoisses.

Quel avenir t’est réservé dans ce monde de fou, de haine et de violence. Comment te protéger de tous ces barbares ?

La réponse m’est venue en te regardant et en ouvrant les yeux sur ce que doit être ta vie et ton enfance : insouciance, joie, bonheur et rire – tout ce que tu es. C’est à ce moment que j’ai décidé qu’il fallait absolument que je te protège en te préservant de toutes ces horreurs qui noient notre monde.

A partir d’aujourd’hui, ma plus grande angoisse ne sera plus de te perdre mais que tu  perdes cette insouciance et cette joie qui te caractérise tellement. Je ne veux pas voir disparaître de ton adorable visage ce sourire quasi permanent qui me fait tellement de bien.

Alors la seule façon d’arriver, de nos jours, à préserver tout ça est d’ignorer tous ces imbéciles de journalistes, casseurs, terroristes, hommes politiques qui pour certains ne cherchent qu’à instaurer un climat de peur : pour les uns en nous tuant dans des situations qui sont censés être des moments de bonheur, pour les autres soit en nous martelant d’informations pour la plupart faussées ou exagérées soit en stigmatisant  certaines religions en nous annonçant des choses qui existent depuis des siècles mais qui n’ont jamais été relayées jusque-là, et pour les derniers  en profitant de ces moments de peur pour nous montrer à quel point ils sont à la hauteur de leur tâches (alors que nous ne croyons plus en eux depuis déjà bien longtemps).

Aujourd’hui je veux être une maman loin de tout ça : une maman zen. Je veux te transmettre de bonnes pensées pour que tu gardes ta joie de vivre. Je veux profiter de chaque instant passé avec toi et t’apprendre que toute cette haine qui nous entoure n’est rien au milieu de toutes les merveilles que le monde et la vie ont à t’offrir.

Je veux aussi t’apprendre que la paix d écoule de la tolérance, ce merveilleux mot qui va bientôt disparaitre de notre vocabulaire si ce n’est pas déjà fait.

Tu dois ignorer tous ces messages de propagande et surtout tu dois vivre ta vie comme tu l’entends sans te mêler de la façon de vivre des autres.

Je veux pour toi une vie d’amour et de bonheur au milieu de toutes ces horreurs.

L’homme est devenu fou, et par sa folie il passe à côté de sa vie.

Je ne veux pas que cela t’arrive.

Je t’ai mis au monde dans la joie et je veux que tu vives ta vie entouré de cette même joie.

Je t’aime et pour toi je vaincrai  toutes mes peurs en façade, pour qu’elle ne ricoche pas sur toi, mais je sais qu’au fond mon corps entier est meurtri par la peur de ce monde que nous t’offrons.

Reste heureux, souriant  et joyeux, et surtout fais nous profiter encore très longtemps de tes merveilleux éclats de rire.

Ta maman si triste de ne pouvoir t’offrir un monde parfait.